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Initiative de partage automatisé d'indicateurs de compromission pour renforcer la cybersécurité.
L'Automated Indicator Sharing (AIS) est une initiative clé dans le domaine de la cybersécurité visant à partager de manière automatisée des indicateurs de compromission entre différents acteurs. Elle repose sur des formats standardisés et des protocoles sécurisés, permettant une réponse rapide et coordonnée face à des menaces cybernétiques. Cette technologie joue un rôle stratégique dans la réduction des cyberattaques à grande échelle en favorisant la collaboration entre les secteurs public et privé.
L'AIS s'appuie sur des normes telles que STIX (Structured Threat Information Expression) et TAXII (Trusted Automated Exchange of Indicator Information). Ces standards garantissent une structure homogène pour l’échange d’informations sur les menaces. Les données sont recueillies, analysées, puis diffusées via des plateformes centralisées, permettant un partage en temps réel avec les partenaires inscrits.
Collection d’indicateurs : Les organisations identifient des menaces comme des adresses IP malveillantes ou des signatures de logiciels malveillants.
Standardisation des données : Les informations collectées sont converties au format STIX pour une lisibilité et une interopérabilité maximales.
Transmission via TAXII : Les indicateurs de compromission sont transmis à d’autres entités via le protocole TAXII, assurant la confidentialité et la sécurité des données.
Utilisation locale : Les destinataires utilisent ces indicateurs pour protéger leurs infrastructures en mettant à jour leurs outils de détection et de prévention.
Secteur bancaire : Une banque partage les informations sur une adresse IP impliquée dans une tentative de phishing. Les autres banques peuvent bloquer cette adresse dans leurs systèmes avant qu'une attaque ne se produise.
CERT (Computer Emergency Response Teams) : Un CERT partage des hash de fichiers malveillants identifiés lors d’une investigation. Ces hash sont ensuite utilisés pour éviter la propagation des logiciels malveillants.
Réaction rapide : Le partage en temps réel permet de réagir rapidement aux menaces.
Coût réduit : La collaboration évite à chaque organisation de mener ses propres investigations sur des menaces similaires.
Renforcement de la collaboration : L’AIS favorise la confiance et les partenariats entre les organisations.
Faux positifs : Des informations erronées peuvent être partagées, provoquant des blocages d’activités légitimes.
Surcharge d’informations : Une grande quantité d’indicateurs nécessite une analyse approfondie.
Confidentialité : Les organisations doivent être prudentes pour ne pas partager de données sensibles non pertinentes.
La CISA, agence américaine, opère une plateforme AIS accessible aux organisations publiques et privées. Elle permet le partage de menaces sous un format standardisé et hautement sécurisé.
Le FS-ISAC (Financial Services Information Sharing and Analysis Center) utilise AIS pour protéger les institutions bancaires contre les cyberattaques spécifiques au secteur.
MISP (Malware Information Sharing Platform) : Utilisée par les CERT pour partager et centraliser les informations sur les menaces.
Formats standardisés : Utiliser STIX et TAXII pour assurer une interopérabilité maximale.
Chiffrement : Assurer une sécurisation optimale des communications avec des protocoles comme TLS.
Intégration SOC : Intégrer l’AIS dans le Security Operations Center pour enrichir les alertes de sécurité.
Révision des données : Valider les informations avant leur diffusion pour éviter les faux positifs.
Automatisation avec supervision : Bien que l’AIS soit automatisé, une supervision humaine reste essentielle.
Avec l’augmentation des cyberattaques complexes, l’AIS continue d’évoluer pour intégrer des données provenant de l’intelligence artificielle et du machine learning. Ces technologies permettent une détection plus rapide et précise des menaces.
L’harmonisation des protocoles entre différents pays est essentielle pour contrer les cybermenaces transfrontalières. Les initiatives internationales, telles que celles de l’ENISA (Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité), favorisent cette coopération.
Il est crucial de former les équipes de cybersécurité à l’utilisation de l’AIS et de sensibiliser les organisations à l’importance du partage d’informations. Des ateliers, des formations en ligne et des conférences permettent d’améliorer les compétences des acteurs du secteur.
L’AIS constitue une avancée majeure dans le domaine de la cybersécurité, favorisant un écosystème collaboratif et résilient face aux menaces croissantes. En adoptant les bonnes pratiques et en renforçant la coopération, les organisations peuvent maximiser l’efficacité de cette technologie et contribuer à un cyberespace plus sûr.